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La monopalme est-elle un sport de glisse ?

A lire, à voir

Vendredi 1 avril 2005
Voilà, j'ai eu un nouveau commentaire de Geneviève, j'étais tout contente et puis dans l'euphorie je l'ai... supprimé ! Geneviève, renvoie-le moi !
J'en profite pour me décider à taper quelques extraits de la nouvelle de Louis Hémon "La Rivière", un texte que j'ai adoré et qui exprime beaucoup de ce que je ressens quand je nage.


"O vous qui, une fois par semaine, mijotez en des baignoires, ou même vous qui, à de rares intervalles, allez barboter dans le "grand bain" étroit de quelque établissement malpropre, je vous plains du fond du coeur.

Vous ne savez pas ce que c'est que de filer dans l'eau claire, en un coin de rivière qui semble si loin du monde qu'on s'y sent l'âme libre et sauvage d'un primitif ; vous ne savez pas ce que c'est de descendre trois cents mètres de courant en "over arm", nagé à tout allure, quand des mois d'entraînement vous ont fait les membres forts et le souffle long ; de tendre tous ses muscles pour l'effort précis et désespéré de la fin, et puis de se retourner d'un brusque coup de reins, pour se trouver face à son propre sillage, et attendre sans bouger, le nez sous l'eau, que les remous légers viennent vous clapoter au front.

Certains soirs, quand, après une longue, longue journée étouffante d'été, le soleil commence à peine à décroître", je viens vers ma rivière, si las, qu'il me semble que ma force et mon courage m'aient abandonné pour jamais.

Mais je me laisse aller au courant, et, bercé par l'eau fraîche, quand le ciel attendrit ses nuances, je sens descendre en moi la grande paix tranquille qui vient d'au-delà des ormeaux."

Pour lire la suite (et le début), deux solutions :
- me les réclamer
- lire ou acheter "Au pied de la lettre. Louis Hémon, chroniqueur sportif", Geneviève Chovrelat, Prête-moi ta plume, 2003. (à commander à Prête-moi ta plume, 9 rue Jeanne d'Arc, 90300 VALDOIE).

Par Françoise CHAMBEFORT
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Samedi 2 avril 2005
Je me suis décidée à acheter un appareil photo que je pourrais emmener en nageant et qui me permettra de prendre des photos dans l'eau, sur l'eau et sous l'eau.
Voilà la merveille :



Il s'appelle Frogeye et c'est un pur produit de la lomographie, photographie de l'improbable qui recommande de ne pas cadrer, ne pas réfléchir, juste déclencher comme par réflexe. Photographie intuitive et inventive.
Pour les curieux, voir mes lomographies.
La housse néoprène qui permet de transporter l'appareil en nageant est vraiment une riche idée.
Je pourrais prendre des photos du genre de celles- là :



Et puis on peut l'utiliser sous la douche ou sous l'orage.
Bref, on va bien s'amuser.
Par Françoise CHAMBEFORT
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Mardi 12 avril 2005
Allez voir ce magnifique film de Kim Ki-Duk.



L'eau y est très présente.
Je vais aller en Corée à Noël et j'espère voir ces paysages si beaux et me baigner dans ces lacs.

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Vendredi 15 avril 2005
Je pars à Banyuls demain.
Dans mes valises, hormis la monopalme, la combinaison et tout le reste du matos du parfait nageur de haute mer, j'emmène mon nouvel appareil photo submersible, le fameux Frogeye que j'ai reçu il y a quelques jours :



Côté lecture, j'ai reçu deux bouquins en anglais sur la natation en eau libre (= natation longue distance) et j'ai pris un bouquin de psychologie du sport à la BU Sciences :



C'est un guide pratique pour les nageurs en eau libre, ça fourmille de conseils pratiques, je pense que je vais pouvoir piquer pas mal de trucs, notamment pour la lutte contre le froid car les nageurs en eau libre nagent sans combinaison (avec combin' les records ne sont pas homologués, pour la traversée de la Manche par exemple).



Celui-là, c'est un recueil de souvenirs de la nageuse américaine Lynne Cox qui a rejoint l'URSS depuis l'Alaska en 1987 et qui a nagé en Antartique en 2004.




Ce guide a l'avantage d'être court, synthétique et propose une approche très concrète. Je vous dirai très bientôt ce que j'en ai retenu pour ma pratique.



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Dimanche 17 avril 2005
Compte-rendu de lecture


Selon le type de sport, les habiletés psychologiques à développer ne sont pas les mêmes, ainsi les sports d'endurance requièrent :
- une motivation soutenue
- une capacité à gérer des buts proximaux ou distants
- de la résistance à la douleur

Concernant la motivation, elle peut être de deux sortes :
- la motivation intrinsèque : c'est pratiquer une activité pour le plaisir ressenti durant son exercice
- la motivation extrinsèque : c'est pratiquer son activité pour en retirer quelque chose
> la régulation externe = une source de contrôle complètement externe pousse l'individu à agir (recherche de prestige, pouvoir de l'entraîneur)
> l'introjection = sources de contrôle intériorisées qu'un athlète s'impose à lui-même (sentiment de culpabilité)
> l'identification = le comportement est émis par choix et valorisé même si l'activité n'est pas plaisante (pour son bien)

Pour moi, il est très clair que ma motivation est d'abord intrinsèque, c'est le plaisir qui domine. Ensuite je me retrouve également dans la motivation extrinsèque par identification = faire l'activité pour en retirer quelque chose de positif.

Les sportifs doivent se fixer des buts :
- spécifiques
- difficiles mais réalistes
- à court terme mais combinés avec des buts à long terme
- partagés de plein gré ou déterminés par le sportif lui-même
- dirigés vers la maîtrise une fois les buts de résultats fixés.

Je ne me fixe pas de but de résultats (par ex. arriver 1e ou dans les 3 premiers) mais plutôt des buts de maîtrise (parcourir 6 km en moins de 90').
J'essaie de remplir le modèle de "
programme de buts" proposé dans le livre :

Buts à long terme, buts saisonniers et but compétitifs
Buts à long terme (rêve ultime) : être sous la minute au 100 m, participer à un 20 km en monopalme, participer aux championnats de France (critérium vétérans) sur 6 km et arriver dans les 10 premières
Buts saisonniers (pour l'année) : approcher les 1'05" au 100 m, être à l'aise pour participer à des 6 km
Buts compétitifs (pour des compétitions spécifiques) : mettre moins d' 1 h 30 ' aux 6 km de la qualification régionale (c'est raté mais de peu), améliorer mon record du 100 m piscine à Vittel (moins de 1'08"), mettre moins d' 1 h 30 aux 5 km du Défi Monté Cristo (dans la mer)
Buts d'entraînement et de style de vie
Buts d'entraînement :
Technique > augmenter l'amplitude de mes mouvements en monopalme, accentuer le mouvement de remontée de la palme
Physique > travailler avec la vario pour renforcer ma muculature (cuisses, dos), relacher mes épaules et bras pendant les longues distances
Mental > renforcer ma résistance à la douleur, éviter le découragement en course notamment juste après le sprint du départ
Buts de style de vie :
Surveiller mon alimentation pour stabiliser mon poids, savoir récupérer au bon moment pour éviter d'avoir des périodes de fatigue (+ virus)

* *

Pour ce qui concerne la résistance à la douleur, il n'y a rien dans le bouquin. En fait, il n'est pas évident de trouver de la doc sur ce sujet. Pourtant c'est un point très important dans des sports d'endurance plus populaires comme la course à pied ou le cyclisme : comment faire pour supporter la fatigue et la douleur physique sur un effort de longue durée ? Point à suivre donc...

Les chapitres sur les techniques de répétition mentale (plus adaptées à des disciplines techniques comme la gym par ex), l'amélioration de la confiance en soi (j'ai confiance !), le renforcement de la concentration et de l'attention m'ont moins intéressée.
Le chapitre sur la gestion et le contrôle du stress est intéressant mais redit des choses que j'ai déjà lues dans des bouquins sur l'intelligence émotionnelle.

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