Dans Génération glisse, Alain LORET écrit :
Nombreux sont ceux qui ne comprennent pas que le patinage artistique ne puisse pas être considéré comme un sport de "glisse".
Cette incompréhension - somme toute bien normale - provient du fait que, pour beaucoup, la "glisse" n'est qu'une simple modalité opératoire permettant de se déplacer en glissant sur un substrat particulier : la glace, la neige, l'air, l'eau, ou bien encore l'herbe ou le sable. (...)
En réalité, lorsqu'on parle aujourd'hui de "sports de glisse", il s'agit de tout autre chose. (...) la "glisse" est une forme de contre-culture sportive apparue en Europe et aux Etats-Unis dans la seconde moitié du XXe siècle. (...)
La glisse serait donc un "passage" du réel à l'irréel, une sorte d'envol de la plate réalité vers le rêve, une recherche plus ou moins mystique du plaisir, de l'extase et du "voyage" ; autrement dit, du vertige et de l'émotion hallucinatoire. (...)
En réalité, la glisse ne serait qu'une forme de tolérance ; une possibilité accordée par la société de vivre métaphoriquement le rejet de ses propres normes. Un réalité euphémique, relâchée, détendue, proposée aux marges de l'organisation sociale, là où le désordre ne prête pas trop à conséquences.
La pratique de la monopalme serait-elle du même ordre que celle du windsurfing, du surf, du parapente, du snowboard ? Ou bien y aurait-il une pratique de la monopalme qui s'apparenterait à un sport de glisse , rejoindrait l'esprit fun, tout comme la pratique du free en kayak ?
A vous de dire ce que vous en pensez en ajoutant votre commentaire...
Par CHAMBEFORT
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Publié dans : Nager
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